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La conduite sur autoroute obéit à des règles spécifiques liées aux vitesses élevées, à la densité du trafic et à la configuration particulière de cette infrastructure. Signalisation, insertion, distances de sécurité, dépassements et comportements à adopter sont autant d’éléments essentiels pour circuler en toute sécurité. Maîtriser ces règles permet d’anticiper les situations à risque, de mieux partager la route avec les autres usagers et de réduire significativement les dangers liés à la conduite à grande vitesse.
Pour accéder à une autoroute, il faut repérer les panneaux directionnels à fond bleu comportant le pictogramme spécifique de l’autoroute.
Lorsqu’un panneau à fond vert affiche également ce symbole, cela signifie qu’une partie de l’itinéraire emprunte une autoroute.
Chaque autoroute est identifiée par la lettre A suivie d’un numéro, ce qui permet de la reconnaître facilement sur les cartes et les panneaux.
Le panneau d’entrée d’autoroute marque le début de cette infrastructure et l’application de règles particulières.
En cas de séparation en plusieurs directions, un symbole de bifurcation indique la division de l’autoroute en branches distinctes.
Les sorties sont signalées par un numéro clairement indiqué.
À l’entrée, le conducteur prend généralement un ticket, puis règle le péage à la sortie en fonction de la distance parcourue et du type de véhicule.
Le tarif du péage varie selon la catégorie du véhicule et la longueur du trajet effectué.
En cas de perte du ticket, le conducteur devra s’acquitter du montant correspondant au trajet maximal possible.
Le paiement peut se faire :
auprès d’un agent (en espèces ou par carte),
via une borne automatique,
ou par une voie réservée au télépéage pour les conducteurs abonnés.
Les détenteurs d’un badge de télépéage peuvent franchir la barrière sans s’arrêter, dans la limite de 30 km/h.
L’autoroute comprend notamment :
une bretelle d’accès,
une voie d’accélération,
une glissière de sécurité,
une barrière de péage,
une voie de décélération,
une bande d’arrêt d’urgence (B.A.U.),
un accotement,
et deux chaussées séparées par un terre-plein central.
L’autoroute est réservée aux véhicules capables de circuler à vitesse élevée. Les usagers lents (piétons, vélos, cyclomoteurs, engins agricoles…) y sont strictement interdits.
En raison des vitesses pratiquées, toute manœuvre imprévisible ou dangereuse peut avoir de graves conséquences.
Il est interdit de :
faire demi-tour,
franchir le terre-plein central,
reculer, même sur la bande d’arrêt d’urgence,
circuler sur la B.A.U. sans raison valable.
La voie d’insertion se termine par un « Cédez-le-passage ».
Le conducteur doit adapter sa vitesse pour s’insérer sans gêner la circulation existante, soit en ralentissant, soit en accélérant.
Il est strictement interdit de s’arrêter sur la voie d’accélération.
Les véhicules déjà engagés sur l’autoroute ne sont pas obligés de se déporter pour faciliter l’insertion.
La circulation s’effectue sur la voie la plus à droite possible.
La bande d’arrêt d’urgence ne fait pas partie des voies de circulation normales.
Les véhicules de plus de 3,5 tonnes ou de plus de 7 mètres de long ne doivent jamais emprunter la voie la plus à gauche lorsqu’il y a au moins deux voies dans le même sens.
Lorsqu’un véhicule ou des intervenants sont présents sur la bande d’arrêt d’urgence, le conducteur doit :
réduire sa vitesse,
changer de voie si cela est possible sans danger,
ou s’éloigner au maximum en restant dans sa voie.
L’objectif est de créer un espace de sécurité entre la circulation et la zone d’intervention.
130 km/h par temps sec,
110 km/h en cas de pluie,
50 km/h si la visibilité est inférieure à 50 mètres,
110 km/h pour les jeunes conducteurs.
À l’approche de zones urbaines ou très fréquentées, la vitesse peut être abaissée à 110 km/h.
À 130 km/h, deux véhicules doivent être séparés par une distance équivalente à deux traits de la bande d’arrêt d’urgence, soit environ 90 mètres.
Cette marge permet de réagir efficacement face à un événement imprévu.
La bande d’arrêt d’urgence est exclusivement réservée aux secours, aux forces de l’ordre et aux véhicules en difficulté.
Sur la voie de gauche, la vitesse minimale recommandée est de 80 km/h.
Il est interdit de dépasser par la droite un véhicule circulant sur la voie de gauche.
Avant de dépasser, il est essentiel d’évaluer la vitesse d’approche des véhicules venant de l’arrière, principal danger sur autoroute.
À proximité des sorties, une ligne discontinue dite « dissuasive » invite les conducteurs à se rabattre.
Il est déconseillé d’entamer un dépassement lorsqu’une sortie est imminente.
Une pause d’au moins 15 minutes toutes les deux heures est indispensable.
La fatigue est impliquée dans près d’un accident mortel sur cinq sur autoroute.
La monotonie de la conduite et la digestion favorisent l’endormissement.
En cas de panne, d’accident ou de malaise :
activer les feux de détresse,
s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence,
faire sortir les passagers côté droit et les placer derrière la glissière,
contacter les secours via les bornes d’appel d’urgence (tous les 2 km),
porter un gilet de haute visibilité, obligatoire.
Des pneus insuffisamment gonflés augmentent le risque d’éclatement.
Pour un trajet prolongé à vitesse élevée, il est conseillé d’augmenter la pression de 0,2 à 0,3 bar par rapport à la valeur normale.
Après plusieurs heures sur autoroute, la vitesse perçue peut être trompeuse.
Lors du retour sur route ordinaire, il est nécessaire de réduire progressivement l’allure pour éviter une conduite trop rapide involontaire.
Des aires de repos sont disponibles régulièrement sur autoroute.
En cas d’incident, il ne faut jamais installer de triangle de signalisation sur la bande d’arrêt d’urgence, car cela est extrêmement dangereux.
La borne d’appel d’urgence permet une localisation immédiate. À défaut, l’application SOS Autoroute peut être utilisée.
Changer une roue côté circulation représente un danger mortel.
Le sous-gonflage des pneus est une cause fréquente d’éclatement.